GHOSTEK – DIALYSIS – VIDEO PROJECT

GHOSTEK – DIALYSIS – VIDEO PROJECT

Screen Dialysis GhostekGhostek a publié la première vidéo officielle d’un de ses tracks : Dialysis. Derrière ce clip, il y a une petite histoire. C’est Unkle F, un ami d’Arthur Galimov a.k.a Ghostek qui lui a proposé il y a un an de réaliser une vidéo pour illustrer son univers musical. Les deux artistes se sont concertés pour définir dans un premier temps à quoi le track faisait référence, pour que la vidéo puisse coller ensuite.

Et ce vidéoclip sort à point nommé. Il tombe juste avant la très prochaine sortie de l’album « Iconspiracy » de Ghostek. La vidéo s’ouvre sur des signes cabalistiques presque subliminaux, ça donne l’ambiance. Une salle obscure, trois panneaux avec des motifs graphiques servent de décor à la suite. La suite, elle n’a pas beaucoup de sens.

Le clip est en noir et blanc et très visuel. Les seuls éléments en couleur sont le string rose de la nana, et le cache-sexe éléphant d’un autre type barré. Différents personnages se succèdent et dansent devant les fameux panneaux. Un vocal scande « Cocaïne » en boucle, et ça explique un peu la façon dont se comportent les protagonistes. On verse complètement dans le WTF, des personnages baroques se trémoussent, se fouettent avec des cravaches, se soufflent de la poudre en pleine face avant de s’en couvrir leur corps parfois nu. Il y a aussi ce mec qui fait disparaître un poteau de poudre dans son postérieur. Bref, on nage en plein n’importe quoi. Et même si ce clip a misé sur le noir et blanc, il en reste néanmoins haut en couleur.

https://www.youtube.com/watch?v=5bLoGMtEP3g

Côté son on oscille entre Fachwerk Records (notamment Roman Lindau) le label allemand, et  Gesaffelstein décliné à la sauce russe : beaucoup plus froide, plus métallique, avec une âme, une vraie. L’univers musical de Ghostek et résolument très sombre et très « noisy ». Ses inspirations viennent de sa mère patrie, les conflits sociaux qui l’agitent, les guerres qui la secouent, la violence du quotidien, et surtout la rudesse du froid. Et c’est vrai que dans la plupart de ses sons on imagine assez bien des usines soviétiques grâce à des kicks martiaux, la rigueur et le froid du communisme.

Arthur Galimov a décidé de sortir son album sans l’aide d’aucun label, en passant par la plateforme Bandcamp. Une façon de rester indépendant, quitte à se fermer certaines portes. Il se produit un peu en Russie, mais ne peut pas en sortir faute de visa. En Russie quand tu n’as pas de job « officiel » ni un compte en banque bien garni, tu peux t’accrocher pour avoir un visa. Sachant que Arthur G. ne vit que de la musique et que la musique « alternative » n’est pas vraiment reconnue par la Mère Patrie, il ne peut pas encore se produire en Europe. Ce n’est pas chose facile d’être un artiste subversif au pays de Depardieu et Poutine.

L’album « Iconspiracy » est disponible uniquement sur Bandcamp, et si le producteur ruskoff vous a convaincu, il possède deux alias si vous voulez poursuivre la découverte de l’électro de l’autre côté de l’Oural : Arthur Berlinn et Educated Fool. Et vu que chez Beat à l’air on adore, on vous suggère deux tracks supplémentaires.

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