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INTERVIEW x CONCRETE – LE MYSTERIEUX VRIL ET SES INFLUENCES

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Juste avant son passage à Concrete vendredi 14 septembre, nous avons posé des questions au très discret et mystérieux VRIL sur ses influences et son approche de la musique. L’Allemand, dont on ne sait quasiment rien, se produira en live dans le mainroom aux côté de Svreca, Wata Igarashi, Jensen Interceptor et Dj Steaw sur le Woodfloor, un beau plateau pointu à souhait qu’on a hâte de découvrir.

Et comme toujours, on vous fait gagner des places ici !


>>> FRANCAIS (interview originale en anglais plus bas)

Salut VRIL, tout d’abord merci d’avoir accepté cet interview. Tu as une ésthetique très marquée, tu as pris du temps à te trouver ?

Plus de 25 ans !

Tes productions sont très imprégnées de dub, pourquoi est-ce prépondérant dans tes morceaux ?

Quand j’étais ado, j’écoutais du reggae-dub et de la musique électronique, et j’ai découvert un jour le morceau Radiance III du CD-01 de Basic Channel (label fondateur de la dub techno allemande, ndlr). J’en ai été très surpris et absolument transporté par toutes les sensation qui pouvaient être véhiculées par cette musique. Donc, je n’ai pas cherché à recopier ce son mais il était fondamental de retrouver un jour ce même sentiment et rapport avec ma propre musique.

Tu joues quasi exclusivement en live, quel est le processus de ta préparation en studio ? Avec quelles machines opères-tu lors du live ? Pourquoi le live plutôt que le DJset ?

J’adore jouer mes propres sons sur scène. Quand je fais un DJset avec des tracks qui ne sont pas à moi ça me fait bizarre d’une certaine manière.

Comment je travaille : je place les éléments d’un track ensemble en huit stems (boucles) et je peux alors en tirer un mixe continu et sans fin avec tous les éléments de mes morceaux sur Ableton Live et avec une APC. J’utilise aussi des instruments « traditionnels » sur scène si j’en ressens le besoin.

Tu as démarré dans les années 1990 et tu possèdes de nombreux enregistrements studio de cette époque. Quand tu compares à la musique électronique actuelle, en 30 ans, trouves-tu qu’il y ait eu des changements majeurs ? Si oui, pourrais-tu expliquer pourquoi ?

Il n’y a pas eu de transformation majeure je pense. Certains trucs des années 1990 – des morceaux comme « In front of the night » de Planetary Assault Systems – semblent un peu plus forte et original quelque part, mais ces temps-ci on a de très belles nouvelles choses de haute technologie, comme en architecture par exemple. Toutes les époques ont leurs avantages.

C’est un rythme soutenu que tu mènes entre les différents gigs et les voyages, même si tu as des temps de break en studio, cela n’éreinte t’il pas ta créativité ?

Oui, voyager et jouer prends beaucoup d’énergie en général et bien sûr de l’énergie musicale aussi. Mais ça va, j’aime beaucoup bouger et jouer devant un public.

Ce n’est pas la première fois que tu joues à Concrete, quels sont les élements qui font que ce club diffère des autres ?

Bien sûr c’est sur un bateau et ça rend l’expérience très cosy. Mais dans la mainroom est souvent très dense et moite. Ça devient très intense. J’ai entendu dire qu’il y avait différentes phase dans le public pendant la nuit/le matin/le samedi/le dimanche, et je n’en ai encore jamais vu le spectre complet je pense 😉

Plus d’info sur la soirée à Concrete le vendredi 14 septembre par ici.

Interview par Paul Malye.


>>> ENGLISH

Your musical aesthetic is very strong, how long was it to find it ?

Over 25 years.

Your tracks have a strong dub influence, why is it so ?

As i was a teenager i listened to Dub Reggea and electronic music and then i heard the track « Radiance III » from Basic Channel CD-01. I was surprised about and absolutely impressed how much feeling can be transported with this kind of music. So i didnt want to copy that music but it would be important to have the same strong relationship to my own music one day.

You almost only play live, how do you prepare it in the studio ? What is your setup ? Why mostly live instead of DJset ?

I really like to play own tracks on stage. When i do a DJ Set with music thats not mine it feels weird somehow.
The way i work: I put the elements of a song together in eight stems (loops) and then i can make an endless ongoing Mix of all elements of my songs with ableton live and APC. Also i can take additional instruments with me on stage if i feel like it.

You started in the 90’s and you’ve got plenty of studio recordings from this time. Comparing with today’s electronic music, do you feel major transformations that came up for 30 years now ? Could you explain why ?

No Major transformation i guess. Some 90s stuff (songs like « In from the night » from Planetary Assault Sysytems) feels a bit more ruff and original somehow but these days we have very nice new high tech stuff (for example: Architectural). Every age is havig its advantage.

Your lifestyle is really intense between the gigs and the trips. Even if you have breaks during studio sessions, does it have a negative consequence on your creativity ?

Yes, traveling and playing takes a lot of energy in general and of course musical energy too. But thats ok. I really like to travel and playing for people.

This is not your first gig at Concrete, what make this club so special compared with others ?

Of course it’s on a boat which makes it quite cozy. But inside the mainfloor its often packed and sweaty. Thats getting very intense. I heard you have different phases of crowds coming in during the night/morning/saturday/sunday, so i didnt see the whole spectrum yet i think 😉

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