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INTERVIEW & PLAYLIST – DOC DANEEKA x PWFM x COQUELICOT RECORDS

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Quelques jours avant son set au Hasard Ludique le vendredi 9 mars, invité par PWFM et Coquelicot Records, on a posé des questions au grand Doc Daneeka. Ayant grandi au Pays de Galles, il s’est forgé une solide réputation house mais aussi techno à travers l’Europe en collaborant avec des pointures telles que Seven Davis Jr. ou encore Benjamin Damage. Retour sur sa carrière et ses inspirations, ponctuée par Nirvana, des disques tombés du camion et Modeselektor, le tout illustré par une playlist concoctée par et pour la soirée.

Plus d’infos sur la soirée, par ici.

>> FR>>

Salut Doc, tout d’abord merci d’avoir accepté de répondre à nos questions. Quest-ce quon écoute quand on grandit au Pays de Galles ?

J’écoutais surtout de la musique avec des guitares. Deftones, Nirvana, Refused et ce genre de choses. Ensuite je me suis dirigé pas mal vers le trip-hop et le hip-hop, certainement quand j’ai commencé à fumer beaucoup de weed.

On peut déceler des inspirations afro-beat dans les rythmes de tes premières productions, quelles sont tes principales sources dinspirations ?

C’est arrivé assez tard pour moi. Quand on a commencé à clubber c’était surtout de la drum & bass, avant que notre crew ne s’envole vers d’autres styles. Il y avait ce super magasin de disques qui vendait essentiellement des promos tombées du camion et tout ce genre de trucs, avec ce vieux mec louche qui descendait de Londres tous les samedis et y vendait des vinyles suspects. Certain étaient des promos super difficiles à trouver, d’autres c’était du broken beat qui ne se vendait pas très bien à Londres, il y avait un peu de tout et c’était pas cher du tout. Alors on a vraiment commencé à aimer un éventail de musiques super large. Du coup, à environ 19 ans, on a commencé à organiser nos propres soirées en club. C’est comme ça que ça s’est passé.

Comment en es-tu arrivé à produire ?

Ma volonté de commencer à produire a émergé quand j’ai commencé le DJing, mais le second facteur le plus important est que je pouvais tout faire moi-même. En jouant tout le temps dans des groupes avant, je devais toujours compter sur les autres, et j’aimais le fait qu’on puisse tout faire soi-même.

Après plusieurs sorties sur Ramp Recordings et son sous-label PTN, ainsi que la création de ton label Ten Thousand Yen la même année, Modeselektor te propose de faire un album avec Benjamin Damage sur son label 50weapons, comment cette rencontre a influencé ta musique ?

Je pense que la période Modeselektor m’a réellement ouvert les yeux sur ce qui était musicallement faisable. On s’était retrouvé dans une situation où on avait 10 semaines pour enregistrer un LP dans leur studio au 12ème étage d’un immeuble à Alexanderplatz (l’ancien Weekend Club). C’était un moment de dingue, et je suis encore super fier du travail que nous avons fait. Je pense que c’est un point clé et un tournant majeur dans mon approche de la musique.

En 2014 puis en 2015, tu signes deux énormes morceaux avec Seven Davis Jr., « I Promise » et « Whats Gonna Be? », comment vous êtes-vous rencontrés ?

J’adorais ce qu’il faisait et je l’ai contacté. Il a écouté les sons et on a alors eu l’occasion de se rencontrer ! Je suis content que vous aimiez ces morceaux !

En novembre de lannée dernière, tu sortais la quatrième et dernière partie de ton premier album solo Walk.Man, est-ce que tu ressens ça comme une étape importante dans ta carrière ? Et pourquoi lavoir sorti en cassette ?

WALK.MAN, comme son nom l’indique, était une approche à la manière d’une mixtape. Je voulais que ça sonne comme les cassettes qu’on se faisait les uns pour les autres, mélangeant ensemble les sons et les inspirations. Je suis super content de son succès à la sortie, de tous les retours positifs et qu’il ait été joué à la radio l’été dernier.

Quels sont tes projets pour 2018 ? De nouvelles collaborations ? 

Je ne peux pas encore vraiment vous le dire tout de suite. Mais oui il y aura des nouvelles collaborations, des nouveaux projets (sous différents noms), des nouveaux labels, et j’ai même produit un nouveau disque pop !

Six mois après ta date au Badaboum avec Bon Esprit et Kool Clap, tu reviens à Paris au Hasard Ludique avec Coquelicot Records cette fois, comment trouves-tu la scène house française actuelle ?

C’est l’une des meilleures du monde. Toujours énergique et bruyante. J’ai hâte d’être vendredi.

>>EN>>

What were you listening growing up in Wales ?

I was mostly into guitar music. Deftones, Nirvana, Refused and that sort of things, then got super into trip hop and then hip hop, probably with the advent of starting to smoke a lot more weed.

We can guess some afro-beat background by the rythm, kicks and beats of your first productions, what are your main inspirations ?

That stuff came a little later for me. When we started clubbing it was mostly about drum and bass before our crew started levitating towards other styles. We had this really good record shop that would mostly sell « promo’s » « off the back of a lorry » type thing, this dodgy geezer would drive down from London every saturday selling all this ‘dodgy’ vinyl. Some were super hard to find promo’s, some of it broken beat that wasn’t selling so well in London, there was a bit of everything and it was all super cheap. So we started really appreciating a larger cross section of music. As a result, when we were about 19, we started our own club night. And that was that really.

How have you been introduced to producing?

My desire to start producing really stemmed from starting to DJ, but the second biggest factor was that I could do it all myself. Having played in bands before that, you always had to rely on others, and I liked the fact that you could do it all yourself.

After several releases on Ramp Recordings and his sub-label PTN, and the creation of your label, Ten Thousand Yen the same year, Modeselektor offers you to produce an album with Benjamin Damage on his 50weapons label, how this meeting influenced your music ?

I think the modeselektor thing really opened up my mind in terms of what could be achieved musically. We were kinda thrown into this situation where we had ten weeks to record this LP in their studio on the 12th floor of a building on Alexanderplatz (the old Weekend Club). It was an insane time, and im still really proud of the work we did. I think that became a key turning point in how I approach music now.

In 2014 and then 2015 you released two awesome tracks with Seven Davis Jr, « I Promise » and « What’s Gonna Be? », how did you meet ?

I was just super into his stuff and reached out. He dug the music and we got to know each other after! I’m glad you like them!

In November, you’ve released the fourth and last part of your first solo album, Walk.Man, do you feel it like a huge step on your career ? and why did you release it also on tapes ?

WALK.MAN, as the name suggests, was approached in kind of a mixtape manner. I wanted it to sound like the tapes we used to make for each other, blending sounds and inspiration together. I’m really happy with how it came out and all the positive feedback and radio play it got last summer.

What are your projects in 2018 ? New featuring ?

That I can’t tell you exactly yet. But yes, new collaborations. new projects (under different names) new labels, and I’ve even produced a new pop record!

Six month after your gig at Badaboum with Bon Esprit and Kool Clap, you’re coming back to Paris, at Hasard Ludique with Coquelicot Records this time, what do you think about the french house scene today ?

I think its one of the best in the world. Always energetic and rowdy. Looking forward to Friday!

Interview : Antoine Tombini
Traduction : Antoine Tombini et Paul Sinh

Crédit photo (bandeau) : redbullstudios.com

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