COLLECTIF BLBC – LES FIDÈLES VERNISSAGE – 18/01/2017

COLLECTIF BLBC – LES FIDÈLES VERNISSAGE – 18/01/2017

Le collectif BLBC décortique l’essence de la fête.

Au lendemain d’une vague d’attentats qui s’est attaquée à nos modes de vie, la question de notre société et de notre modèle démocratique se pose. Quel rôle la culture joue t-elle face à ces interrogations ? Insuffler la culture – la plus large possible – auprès de tous les publics, n’est t-il pas aujourd’hui – plus qu’hier – un enjeu majeur ? L’art et la culture ne sont-ils pas – dès lors – les leviers primordiaux d’une cohésion sociale et un moyen donné à chaque citoyen d’appréhender le monde ?

Depuis près de trois ans, le collectif BLBC (Brighlights, Bigcities) a pour vocation de souligner les changements qui s’opèrent actuellement dans l’art :

L’art se déplace hors de son champs habituel, il n’est plus que plastique et répond à d’autres enjeux.

Composé de jeunes curateurs, d’artistes et de médiateurs, BLBC est un collectif innovant aux idées hybrides qui investit l’espace public afin de promouvoir la jeune création et d’apporter une vision novatrice de l’espace d’exposition, permise grâce à la pluridisciplinarité de ces membres – issus de filières artistiques, mais aussi des sciences humaines.

Le collectif BLBC c’est aussi un profond ancrage dans l’espace urbain et particulièrement dans le quartier du village Popincourt au cœur du XIème arrondissement de Paris où le collectif y organise le festival Vis-à-Vis chaque année avec les habitants et les professionnels du quartier.

Cet enracinement prend une nouvelle forme depuis quelques mois déjà puisque le collectif a repris la direction de la galerie Düo du 24 rue du marché Popincourt, renommé T2-Espace collectif de création. A la fois cantine, espace d’exposition et librairie de micro-édition en arts visuels (Colophon, porté par Frédéric Blancart), T2 est un espace hybride et polymorphe dont la programmation est pensée pour de longs formats de six mois, propices aux échanges et aux réflexions sur les nouvelles modalités artistiques afin de bousculer les formats établis de l’espace culture, intra et extra-muros.

À l’origine la fête est un rituel – mais son évolution la porte vers le spectacle.

En permettant à de jeunes artistes de questionner la société contemporaine, BLBC veut montrer que le médium artistique n’est plus si important au fond, mais que c’est bien la construction de la société qui est au cœur des préoccupations : l’art n’est plus un domaine étanche par rapport à d’autres domaines, car l’œuvre d’art contemporain n’est plus isolée, mais bien une production collective où l’artiste est au cœur d’une chaîne de coopération en lien avec le public/spectateur.

© Louis Granet

Pour sa première saison, le T2 a pour ambition d’explorer pendant six mois la thématique de la fête par le biais de trois expositions, d’une résidence, de lives, de défilés, de tables rondes, etc.

À l’origine la fête est un rituel – mais son évolution la porte vers le spectacle. La musique et la danse sont des pratiques indissociables de cette thématique qui bouleversent les codes culturels. En utilisant les gestes et non les mots, une dichotomie se crée – c’est-à-dire que l’âme et le corps se séparent : le corps n’est plus soumis aux valeurs et aux images de la société : la fête devient alors le lieu des possibles où l’esprit communautaire est très fortement perceptible.

Jean-Yves Leloup qualifie même ces rassemblement de « Temporary Autonome Zones » car ces instants de fêtes s’autorégulent et créent une réalité parallèle prenant la forme de grandes messes en l’honneur du lâché prise et de la musique.

BLBC veut aborder cette notion de fête par le biais de la création contemporaine afin de réconcilier le penser et le vivre de la fête […]

BLBC veut aborder cette notion de fête par le biais de la création contemporaine afin de réconcilier le penser et le vivre de la fête sous cet angle « Une fois disséqués, que reste t-il de ces motifs de la fête ? Que l’on s’en tienne à la pure spontanéité d’une cérémonie collective, ou bien qu’on voit là un rite expiatoire anthropologiquement ancré, la fête se tient toujours dans la position ambigüe de ce qui n’est ni tout à fait un moyen, ni tout à fait une fin. Peut-on penser et vivre la fête simultanément ? »

Le premier volet de cette thématique s’articulera autour des photographies de Charlotte Gonzalez et Rebecca Topakin qui explorent les analogies de la soirée techno à la messe, du club à l’église à l’aide d’un dispositif immersif sonore et visuel.

« Les Fidèles » tente donc de ressaisir dans les manifestations contemporaines de la fête, ce désir archaïque d’accéder à une réalité autre. Le vernissage de l’exposition aura lieu le mercredi 18 janvier 2017 dès 18H, au T2, 24 rue du marché Popincourt.

Crédits visuel – Collectif Anomalie

Les Fidèles, Saison #01  La Fête/ Charlotte Gonzalez & Rebecca Topakian  du 18.01.17 au 15.02.17

Événement FBSite internet du collectif

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Chloé Magdelaine 11 posts

Électrisée par les nouveaux médias et la musique visuelle plutôt que par les primitifs flamands.

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