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PERSPECTIVES #2.2 STREET ART – FOCUS : KASHINK

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Ce mois-ci, c’est le retour de PERSPECTIVES : analyses et présentations de nouvelles tendances artistiques en deux parties, par Charlotte Gabriel. Composée d’un prisme sur l’actualité et d’un focus sur un label ou un particulier, la chronique sera consacrée à des thèmes divers et variés. Pour le focus de cette seconde édition consacrée à la scène urbaine, découvrez la pétillante street-artiste Kashink.

FAIRE DE LA VILLE UN MUSÉE À CIEL OUVERT.

Brièvement. Il y a quelques mois, on se rendait à la galerie Zaye pour rencontrer Kashink, lieu dans lequel elle était alors exposée. Avec pour ouverture un évènement où collaboraient le duo de performers musiciens Towblow et la street-artiste, l’installation était à la confluence des registres visuels et sonores. Le récit d’un après-midi en bonne compagnie, ou celui d’une plongée immersive dans un monde bien trempé.

L’expérience d’une richesse graphique, d’un foisonnement de couleurs et d’une moustache.

Présentation. KASHINK ! Kash-Ink, Kashink. C’est son goût pour les comics books — que l’on retrouve par ailleurs esthétiquement dans ses productions — qui motive Maëva Martinez à choisir ce pseudonyme, une onomatopée utilisée dans les BD. Parce qu’elle s’intéressait aux tatouages, la composition des syllabes « kash » et « ink » (« encre » en anglais) faisait sens. D’origine slave et hispanique, aux influences artistiques diverses comme Frida Kahlo, Fernando Botero, Leigh Bowery ou Orlan, ses multiples compositions de visages et autres illustrations font honneur à l’univers du graphisme mexicain, des masques, de l’artisanat d’art et du Pop Art.

« Girls just wanna have fun-damental rights ». Kashink adopte, dans son travail comme dans sa vie personnelle, une démarche activiste — elle parle même de funtivism, son but étant de faire passer des messages forts et explicites en faisant sourire. On notera le fameux « 50 cakes of gay », un projet défendant le mariage pour tous, réalisé dans plusieurs pays comme la France, les États-Unis ou l’Espagne. On pourrait également relever sa participation à la campagne « Mon corps, mes droits » d’Amnesty International ou bien son travail sur les devantures des magasins Naturalia dans le cadre d’une opération solidaire. Une marque de fabrique ? Sa moustache. Parce qu’elle aime renverser les codes sociaux de sexe, elle se dessine quotidiennement et depuis quelques années deux traits au dessus des lèvres. « C’est le reflet de ma personnalité : je suis excentrique, à la fois garçon manqué et coquette. Ses deux traits là, je pouvais aussi bien me les faire sur les paupières. C’est un maquillage comme un autre. Le geste est le même, sauf qu’il représente l’antinomie de la féminité simplement par son emplacement. J’essaye de montrer l’absurdité de tout ce système masculin/féminin étroitement codifié. »

Et après ? Voulant s’essayer à autre chose que l’image fixe, Kashink a pour objectif d’élargir ses champs artistiques à la réalisation de courts-métrages et à la production musicale. À suivre, donc.

Crédits photographies : Strokar (couverture) et Charlotte Gabriel

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