Reda Kateb, la nouvelle gueule du cinéma français ?

Reda Kateb, la nouvelle gueule du cinéma français ?

Reda Kateb beat à l'air

Il vient d’une famille d’intellectuels, a tourné son premier film sous la direction Jacques Audiard, et c’est pourtant seulement maintenant, avec la sortie du film Hippocrate, que le public commence à connaître cet acteur hors pair.

Il a brillé en petit mafieux dans deux des créations originales Canal +, Mafiosa et Engrenages. À joué avec une finesse hors-norme le geôlier de Gaëlle dans À moi seule, un film en référence à l’affaire autrichienne de la séquestration pendant 8 ans de Natacha Kampusch. C’était d’ailleurs son premier rôle en tant qu’acteur principal, et non pas dans Hippocrate comme on pourrait le penser. Il y incarne le kidnappeur d’une jeune fille de manière très troublante : pas de violences, d’humiliations, rien qui renvoie aux affaires glauques ultra-médiatisées ces 20 dernières années. Cette scène parle d’elle-même :

Reda fait même une apparition dans le brillant Zero Dark Thirty, thriller américain relatant la traque de Ben Laden.

Il faut dire que Reda Kateb a une gueule. Pas à la Delon, certes, mais une gueule.

 Reda Kateb fait parti de ces acteurs français dont on ne parle pas assez, coincé entre les piliers du star-system, j’ai nommé Cotillard, Canet, Cassel… et des acteurs très discrets que l’on ne voit que dans des films ultra-indés.

Reda Kateb, lui ne prône pas uniquement les rôles indé-intello, justement. Il a certes fait ses débuts dans Un Prophète, et a enchaîné les seconds rôles dans Mafiosa et Engrenages, excellentes séries françaises malheureusement réservées aux abonnés Canal, et donc peu visionnées, mais il ne rechigne pas devant des rôles plus bankables, la preuve avec Hippocrate, qui a déjà fait plus de 600 000 entrées au cinéma.

Mais le meilleur film de Reda restera sans conteste Gare du Nord, avec Nicole Garcia, où il prouve qu’il sait jouer bien plus que le chef de gang, le gitan ou le terroriste irakien, puisqu’il y incarne un étudiant en sociologie, en pleine remise en question existentielle.

Il sera en tête d’affiche du film Loin des Hommes (tiré d’une nouvelle d’Albert Camus) aux côtés de Viggo Mortensen dans quelques semaines, et de Qui Vive, avec Adèle Exarchopoulos. Il monte, doucement, mais sûrement, le petit Reda.

Previous Ugly or not to be?
Next Collection Capsule Exclusive: Starter Black Label x Be Street Weeknd

About author

You might also like

Report 0 Comments

Interview : RATATAT x We Love Green Festival 2015

Un dimanche sous l’averse en début d’après-midi, quelques heures avant leur live événement en clôture du We Love Green Festival 2015, Beat à l’air est allé discuter avec RATATAT de la pluie

Culture 0 Comments

FESTIWALL: LE FESTIVAL D’ART URBAIN PARISIEN – 21/22 MAI 2016

Les 21 et 22 mai 2016, pour rendre hommage au street art et aux cultures urbaines, l’association « De l’amour et des murs » et la galerie d’art urbain The Wall co-organisent

Report 0 Comments

Report – Débroui-art : Jumanji – Culture Palace d’Ivry

C’était notre première fois au Culture Palace, nous sommes arrivé à 15h30, et à notre agréable surprise, les dés ont joué les prolongations (le jeu devait s’arrêter à 15h). Certains