[REPORT] DOUR FESTIVAL 2016

La semaine dernière Beatalair s’est exilé chez nos chers amis belges pour son rendez-vous annuel incontournable, le Dour Festival.
Cette année encore, le festival a battu des records de fréquentations avec 235 000 festivaliers en 5 jours. L’occasion pour nous d’en prendre plein les oreilles et de récolter une bonne dose de bonheur et de sourire made in belgium, récit de 3 jours inoubliables.

Vendredi 15 juillet
Nous arrivons à la gare de Saint-Ghislain après un petit trajet de 3h de train depuis Paris avec une gueule de bois due aux événements affreux qui se sont déroulés durant la nuit à Nice.
On chope la navette pour le festival puis nous installons notre campement pour le week-end. Rapidement attirés par les douces mélodies s’échappant des chapiteaux aux loin nous nous dirigeons vers l’entrée du festival.
Notre Dour 2016 peut commencer.

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Premier concert de la journée, Biga Ranx sur la grande scène du festival. L’ambiance et le soleil sont là, le rappeur aux accents jamaïcains a un flow de fou et un grand sourire aux lèvres, une heure de prestation énergique qui nous mette directement dans le bain. On a les pieds en feu et pas le temps de souffler, car Mobb Deep doit suivre également sur la scène principale.
Le Duo New-Yorkais mythique est toujours là après toute ces années, toujours aussi puissant pour lâcher ses titres devenus des classiques du hip-hop. Après le dernier titre de Mobb Deep, on file à la scène «Boombox» (le chapiteau qui abrite le Rap et le hip-hop), car Jazzy Bazz doit si produire, l’occasion de voir une nouvelle fois l’ultra parisien dans ses œuvres.
Toujours aussi percutant depuis la dernière fois où on a jumpé avec lui à la maroquinerie (report Jazzy Bazz à la maroquinerie), le Jazzy ne fait toujours qu’exceller.
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Après ces 3h de rap, nous décidons d’aller voir du côté de la scène « Redbull Elektropedia » où est programmé Maceo Plex.
Cette scène totalement en open air est vraiment impressionnante de par sa taille et ses installations lumineuses avec des écrans géants à 360°. On a hâte que la nuit tombe pour que la scène prenne toute sa démesure, ce qui fut le cas.
Le set Maceo Plex fait plaisir à nos tympans comme la dernière fois où l’on a croisé sa route aux « Nuits Sonores » de Lyon, 2 mois auparavant. Les effets visuels de la RedBull stage sont fous, on est à Dour depuis seulement 5h est déjà on ressent que décidément ce festival a vraiment quelque chose de plus.
Comme des papillons attirés par les lumières, on reste collé à cette scène pour voir Kollektiv Turmstrasse et leur univers psychédélique tribal qui va être magnifié par les écrans géants projetant leur univers graphique fou pendant une heure.

IMG_4863On décale ensuite vers le chapiteau où Richie Hawtin se produit, là rien à dire à part encore une grosse claque musicale, nos tympans sont décidément à la fête, et le live de clôture de cette journée offert par l’excellent Four Tet va finir de nous envoyer au 7ème ciel. Pendant 1h30, Four Tet va nous distiller des pépites sonores alternant des rythmes doux et des sonorités puissantes, cette première journée à Dour se termine en apothéose.
Sur le chemin du retour, on a un sourire aux lèvres incontrôlables tant cette première journée fut folle musicalement, on se remémore les artistes vus pendant la journée et on a hâte de remettre ça demain.

Samedi 16 juillet
Arrivé à 14h30 sur le site du festival, on se dirige vers le « Dub corner » où on chill calmement pendant 2h au soleil puis on se dirige vers la « Cannibal stage » pour assister au concert de Frank Carter qui va nous réveiller à coup sûr.
Je ne connaissais absolument pas cet artiste, car très peu éclairé sur ce style musical, mais il faut reconnaître que l’ambiance de ce concert était folle et que ce fut une véritable découverte.

IMG_4881IMG_4895Je pense que c’est cela qui fait la force de Dour et qui en fait l’un des meilleurs festivals d’Europe, son éclectisme. Vous pouvez chiller sur de la dub puis aller à un concert de rock hardcore avant de voir du rap ou de la techno avec toujours une programmation pointue ce qui est un luxe de nos jours.
Après le concert de Frank Carter, nous allons voir la prestation de Jay Prince, le rappeur londonien dont vous entendrez parler dans les mois qui viennent, puis on reste dans la « Boombox » pour assister au live de PRhyme (Royce Da 5’9 + Dj Premier). L’osmose entre Dj Premier, véritable prophète du hip-hop et Royce Da est parfaite. On se replonge dans du « real hip-hop » bien old school et on se laisse bercer par le flow.

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On se dirige ensuite vers le concert de Django Django, là comme d’habitude les 4 musiciens anglais nous font plaisir avec un rock psychédélique et envoûtant puis pas le temps de souffler on retourne a la scène hip-hop où Skepta doit se produire, on n’est clairement pas prêt psychologiquement à ce qui va suivre. Pendant 1h le parrain de la Grime va nous envoyer des bombes sonores dans une ambiance de fou, le chapiteau est plein à craquer, il fait 1000° et ça pogote dans tous les sens. Le concert se termine, on est euphorique et excité, on décide de changer de scène pour aller voir Pantha du Prince, nous calmer et finir cette deuxième soirée avec des rythmes plus envoûtants et doux.

Dimanche 17 juillet
Comme à notre habitude, nous arrivons tôt au festival, c’est déjà la dernière journée à Dour et le programme s’annonce encore aujourd’hui chargé. On commence la journée par ce bon vieux Seth Gueko, « zdedededex !! ». Le rappeur qui sent bon la caravane et les patates de forains est chaud bouillant pendant 45 minutes et il termine son live par l’excellent « titi parisien », premier concert de la journée, ça y’es, on est bien réveillé.
On se dirige ensuite vers la « Redbull stage » où l’on va passer la majeure partie de la journée puisque vont s’enchaîner Kerri Chandler, John Talabot, Len Faki et Ben Klock… rien que ça.

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Après le set parfait de Kerri Chandler en fin d’après-midi sous un soleil couchant, on décide d’aller voir Oxmo Puccimo, qui comme d’habitude avec ses musiciens va nous offrir un concert à son image, plein de classe et d’élégance.
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Après Oxmo, on va vers la grande scène pour voir les légendaires Pixies, et surtout pour assister et pouvoir dire que l’on a un jour assisté à leur titre « Where is my mind » en live…
Moment nocturne magique et plein de mélancolie, on sent déjà la fin du festival et tous les bons moments passés pendant ces 3 jours nous reviennent en tête, mais pas vraiment le temps de pleurer, car sonne l’heure d’aller finir en apothéose avec Len Faki.

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Que dire du set de Len Faki à part qu’il m’a mis une énorme gifle, vu 4 jours auparavant au Peacock festival, son live me semble encore plus fou. Pourtant habitué à voir Len Faki, je pense que ce live est dans mon top 3 de ses lives tant il était varié, puissant, et tout cela magnifié par les effets visuels gigantesques offerts par la Redbull stage, nos tympans prennent cher pendant 2h et disent merci Len Faki.
C’est déjà la fin de Dour 2016, on est épuisé par l’intensité du festival, on prend nos baluchons et on se dirige vers la gare pour un retour nocturne vers Paris, avec encore le cri de ralliement mythique qui raisonne dans nos têtes, « Doureuuuuuuh ! ».

Que dire de ces 3 jours de festival, si ce n’est que Dour c’est une programmation musicale éclectique, mais toujours pointue, on rentre euphorique chaque soir vers sa tente en étant conscient d’avoir assisté pendant la journée à des concerts d’artistes rares.
Dour, c’est un condensé et une réunion des meilleurs artistes mondiaux chacun dans leurs styles musicaux propres.
Dour, c’est aussi une incroyable ambiance de convivialité et de partage qui fait de ce festival un rendez-vous estival unique tous les ans et encore plus cette année puisque marqué par les événements tragiques de Nice. On vient à Dour pour vibrer devant des concerts pointus, et partager des moments de bonheur et des rires sans se prendre la tête avec des personnes venues de toute l’Europe, Dour n’est qu’amour et c’est pour ça que nous y serons encore présents l’été prochain,
On vous donne donc rendez-vous du 12 au 16 juillet 2017.
Peace and Doureuuuuuh

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Festival DOUR 2017

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