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[REPORT] HAVE A FIELD DAY – TO TAKE ADVANTAGE OF AN OPPORTUNITY TO DO SOMETHING YOU ENJOY

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Alors que le We Love Green battait son plein à Paris, il y avait aussi de l’agitation de l’autre côté de la manche :  profitant de leur 5 jours d’été annuel, la jeunesse anglaise foulait avec engouement l’herbe fraichement verte tondue du Brockwell Park le 1er et 2 juin dernier, à l’occasion du Field Day. Festival à la programmation éclectique dans un cadre original, loin du fog et de l’agitation londonienne, le Field Day a su se construire une sacrée réputation, donnant une bouffée d’air frais au paysage musical anglais. En mettant en avant la scène londonienne rap, éléctro, mais aussi jazz, le Field Day pourrait bientôt s’imposer comme un festival incontournable mondial. Voici les 5 concerts qu’il ne fallait absolument pas rater :


  • Erykah Badu :

Véritable prêtresse de la soul, elle était attendu comme le Messie. A son arrivée, le show est tellement explosif qu’on en oublierait presque ses 45 minutes de retard. Affublée d’un costume masculin extra-large et d’un chapeau extravagant comme à son habitude, celle qu’on appelle la Badu est transcendante. Pour les vingt ans de son album « Baduizm », elle revisitait ses grands classiques, d’un « On and On » complètement barrée à son « Love of my life », ode au hip-hop avec des réarrangements néo-soul tirant sur le jazz. Elle apparaît des fois comme possédée, se roulant sur scène, criant sur son public tout en plaisantant avec le premier rang, l’ambiance y est musicale mais détendue. Dédiant son concert et son album au « 90’s children », Badu se retire après une heure et demi de show, heureuse d’avoir rendu la foule heureuse.

 

  • Ezra Collective :

 

Nouveau groupe de la scène jazz anglaise, ils n’en sont qu’au début de leur carrière mais ils n’ont pas fini de faire parler d’eux et de rameuter les foules. Sacré meilleur album de jazz au Worlwide Awards de Gilles Peterson, la consécration du groupe ne fait que commencer.

Pendant un set incroyable de 45min, entre afro-beat et groove, cuivres percutants et solos de batterie déchainés, les Ezralites renvoient une énergie musicale typiquement londonienne, car elle regorge d’influences autant africaine (le groupe se dit très influencé par Fela Kuti, à qui ils rendront hommage dans un show sold-out le 22 juin prochain, au Church of Sound) que jamaicaine, avec des accents de hip-hop légèrement revisité.

Ezra Collective est en tournée tout l’été et passera par Dour, Dimensions, et pleins d’autres festivals assez cools. Aucune raison de les rater !

  • Loyle Carner :

Enfant terrible du rap anglais à l’accent à couper au couteau du South London, Loyle Carner est à l’image de sa musique : humble, bon enfant, mais terriblement attachant. Fan de rap, mais aussi de football, la première chose que l’on voit sur scène est un énorme maillot floqué « Carner », numéro 7, flottant au dessus de son beatmaker. Enchainant les prods et sautillant partout, il a l’air de ne jamais manquer d’énergie. Particulièrement émue de se retrouver à performer dans le parc de son enfance, Loyle ne manque pas de remercier son public mais aussi sa mère, dont il est fan inconditionnel et à qui il rend hommage dans plusieurs de ses sons, dont le magnifique « Son of jean ».

  • Tony Allen et Jeff Mills:

Quand on réunit deux monstres de la musique, cela ne peux donner qu’un concert explosif. D’un côté Jeff Mills, papa de la techno sale made in Detroit, adepte des collaborations barrées et originales. De l’autre, Tony Allen, maitre de l’afrobeat, décrit par Bryan Eno comme « le plus grand batteur qui ai jamais vécu » (funny fact : Allen était le prof de Femi Koleoso… batteur d’Ezra Collective, on y revient !). Le résultat : un concert inoubliable, alliant acoustique et électronique avec brio. Vous pouvez revoir le résultat de cette collaboration folle, qui avait déjà fait des vagues au New Morning :

  • Thundercat :

On parle souvent de Stephen Bruner, aka Thundercat, comme le bassiste le plus demandé de sa génération. Sous ses apparences de gros nounours aux cheveux roses, il séduit les plus grands artistes de la scène hip-hop du monde entier : Kendrick Lamar, Childish Gambino, Ty Dolla Sign ou N.E.R.D, on ne compte plus ses collaborations. Malgré un son difficile, le concert a su se distinguer, entrainant même la Badu à faire une apparition surprise sur scène. La boucle est bouclée !

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