fbpx
CHARGEMENT

Type à Chercher

[REPORT] SESSION DE RATTRAPAGE DE RICARDO VILLALOBOS CHEZ MERCREDI PRODUCTION – LE CABARET SAUVAGE – 12/10/14

Partager

ricardo mercredi production beat à l'air

Après annulation, session de rattrapage de Ricardo Villalobos chez Mercredi Production.

La date est fixée, le 12 octobre, et ça s’annonce bien : un dimanche, l’après-midi, dans le cadre idyllique du Cabaret Sauvage.
Mais à notre entrée, surprise : malgré une arrivée tardive vers 17h pour cause de récupération prolongée de la veille, la piste n’est remplie qu’à 30%. Trop peu de monde ? Absolument pas, on se réjouit d’avance de pouvoir écouter Ricardo à Paris dans de telles conditions rêvées.
Le soundsystem est correct, bien qu’inégalement réparti sur la piste. Loin de ce qui peut se faire de mieux à Paris certes, mais on sent que des améliorations notables ont été apportées pour satisfaire un public exigeant. Une fois bien placé sur le dancefloor, le plaisir est là. Et de la place pour danser, on en a!

Aux platines : Laetitia, concentrée. Le choix des morceaux est cohérent. Un Kerri Chandler joyeux par-ci, un Mike Grant puissant par là, le tout mêlé avec un Jesper Dahlbäck profond. Son set est très bien tourné.

.
Cependant Laetitia ne semble pas à son aise. Ses signes d’excuses envers les danseurs en témoignent. Madame Katapult nous a habitués à plus de dextérité aux manettes des Technics. Laetitia parvient quand même à mettre les danseurs dans un excellent mood.
Le public attend le ‘’main artist’’ de la soirée comme le montrent les applaudissements et les cris du public à l’égard de Ricardo lors de son bref passage sur scène pour déposer son vinyl case. Un public rassuré d’apercevoir en chair et en os l’instable Chilien. Laetitia ne se démonte pas pour autant et continue à enchaîner les vinyles.
La fin du set est puissant, les morceaux choisis sont intenses. Trop intense pour un dancefloor de 100 personnes un dimanche à 18 heures en warm-up? Ça se discute…

Avant de jouer, Villalobos revient dans le DJ booth. Il s’imprègne de l’ambiance avant son set de 4 heures. 4 heures, une formalité pour lui qui est parfois habitué à jouer dans de vrais marathons de 12-13 heures d’affilée. Oui, Ricardo est endurant.
En voyant Laetitia agencer les vinyles plus intenses les uns que les autres, le shaman s’est probablement demandé quelle ambiance il allait établir en reprenant les platines.
Avec une intensité dans la continuité de Laetitia, ou plutôt en posant le rythme ?
En effet, lui qui joue par définition au peak time des soirées où il est booké, il aime surprendre et choisir un premier morceau qui fait drastiquement retomber la pression, comme pour marquer le clivage avec le DJ précédent … puis mieux remonter, mieux emmener son public dans les étoiles.
Il n’en est rien aujourd’hui et il décide de rester sur le même registre que son amie Laetitia : un début tout en puissance.

Tel un sportif dans un bon jour, on sent immédiatement que le maestro est inspiré. Qui plus est, l’homme est extrêmement à l’aise techniquement et ça se sent d’emblée.
Au fur et à mesure des rythmes envoyés, le dancefloor se remplit progressivement. Malgré tout, on a de la place pour danser, et ce, jusqu’à la fin. Comme c’est appréciable. On est bien…

Après 45 minutes relativement techno, il décide de redescendre dans ses travers (que l’on adore), son penchant roumain, vous savez.
Dans son style habituellement communicatif, il alterne avec brio différents styles de morceaux. Certains au kick dévastateur dépourvu de médium sur lequel il fait planer des notes de piano mélodieuses et/ou des nappes hypnotiques. Le tout est harmonieux : c’est doux, magnifique.
Techniquement, le maestro est agile: des transitions de 6 minutes avec de très rares contacts avec le(s) pitch(s), des jongles avec trois morceaux en même temps.
L’unique objectif : donner de la profondeur à son set.
Autres astuces de Villalobos pour infliger encore plus de rythme : killer/switcher les bass, s’amuser avec les faders des différentes pistes. Surprendre le public en somme! Dans ce registre, le shaman excelle … et d’ailleurs, ça plait aux danseurs dominicaux.

Puis vient le classique de Floorplan, placé dans le bon timing.
Ricardo apprécie la musique de Robert Hood et le morceau maintient la foule en haleine, et marque la transition avec 90 minutes d’une fin plus rythmée, plus intense.
Une course effrénée vers un rythme de plus en plus entraînant entremêlé de temps à autre avec des morceaux rétro techno (Kevin Fisher ; A homeboy a hippie & a funki dredd ; 2000 & One ; etc.). Le maestro est à l’aise pour voyager dans le temps et naviguer entre les styles… Une leçon de DJing. Merci Ricardo.

Merci Alex&Laetitia. Merci Mercredi Production et l’équipe du bar très agréable.

Clovis C.

 

Crédits photos @ Audrey Castilho

Tags:
X