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Présentation du projet « rap conscient et révoltes citoyennes » mené par le festival Africolor :

Il ne fait pas bon de signifier son préavis de licenciement à un président africain cette année, tant le continent a mis ses rétroviseurs à l’envers en 2016.
Les deuxièmes ou troisièmes mandats qui rendent fou, les vitres teintées qui rendent invisible aux va-nu-pieds, les écrans plats qui aplatissent les embonpoints bien mal acquis…Voilà des tristes aspects des pouvoirs que Nord et Sud partagent volontiers en ce moment. Au milieu des silences complices  et des condamnations molles, des sentinelles de la rue restent debout malgré les coups, les prisons et les censures.

Africolor © NKrumah Lawson Daku (sdp)

Africolor
© NKrumah Lawson Daku
(sdp)

Ce que l’Afrique doit au Hip-Hop est avant tout politique tant ces figures ont payé et paient encore de leur personne pour défendre des bouts de démocratie qui partent en lambeaux. Loin des chaînes en or et des rimes faciles, du rap de collégiens transformé en sport de combat pour petites frappes, ces guerriers des mots continuent de lutter pour que leurs pays ne retournent pas aux heures sombres des démocraties à sens et candidat unique. Ils seront les invités de notre premier temps fort consacré aux «révoltes citoyennes de l’Afrique».

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Au programme : Concerts, conférences, débats, projection de film …

Le 19 novembre Concert au Tamanoir à Gennevilliers

Un seul mot d’ordre pour cette soirée : l’engagement. Africolor met un coup de projecteur sur les artistes qui s’expriment en faveur de la démocratie. Une soirée pour la défense des libertés et des droits fondamentaux, où la révolution se fait en musique. Tous ces artistes incarnent une jeunesse déterminée qui dénonce un pouvoir arrogant et corrompu. Ils portent un discours virulent, mais soutiennent une mobilisation pacifiste pour concentrer les énergies positives, unir et rassembler la société civile. Ces inlassables militants, à travers leurs textes et leur travail de conscientisation, favorisent l’émergence d’une action citoyenne, soulignant l’espoir d’un rassemblement sous un vaste mouvement panafricain. Tous très engagés, ils sont notamment à l’initiative de mouvements citoyens qu’Amnesty International a récompensés à travers le prix « Ambassador of Conscience » cette année.

Ewlade Leblade

Ewlade Leblade, qui signifie « les fils du pays » en arabe, sensibilise son public sur des thèmes comme le sida, dénonce la pauvreté, la corruption et plaide pour le droit des femmes. En Mauritanie, ils sont réputés pour leurs titres contestataires, ce qui a causé l’enfermement de l’un d’eux. Exilés au Sénégal pour échapper aux menaces du pouvoir mauritanien, ils se sont rapprochés du groupe sénégalais de contestation pacifique, Keur Gui, avec qui ils partagent la scène.
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Keur Gui

Après avoir subi de nombreuses répressions politiques au cours de sa carrière, le groupe Keur Gui fait désormais partie des figures emblématiques du rap engagé. Très investis, ils se mobilisent pour le développement de leur pays, traitent de sujets sensibles comme le lien entre religion et politique. Les Keur Gui sont notamment les initiateurs en 2011 du mouvement « Y’en a marre », mouvement de veille et de conscientisation, sentinelle de la démocratie au Sénégal, un mouvement aujourd’hui mondialement reconnu, aux valeurs patriotiques authentiques, un courant social qui se veut équidistant des partis politiques.

Cheickh MC

Après plus d’une vingtaine d’années, la musique de Cheikh MC a su trouver écho au-delà des frontières comoriennes en traduisant le malaise qui perdure au pays comme au sein de la diaspora comorienne. En studio depuis fin 2015, Cheikh MC s’attèle méticuleusement à la préparation d’un troisième album très attendu. Un projet qui se voudra fort en identité et en message, avec des collaborations internationales et une couleur artistique inédite.

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credit Thai Raw

Le 21 & 22 novembre 2 journées de Colloque en partenariat avec Sciences Po, Columbia University (NYC), la Sorbonne et l’Université Paris-Diderot. Echange entre artistes, activistes et chercheurs.

Depuis le début des années 2010, en écho aux printemps arabes, les sociétés africaines se soulèvent contre les régimes autocratiques et la tentation de leurs dirigeants de se maintenir au pouvoir au mépris des règles constitutionnelles. Vingt-cinq ans après les premières transitions vers le pluralisme, une nouvelle vague de revendication démocratique gagne aujourd’hui le continent, portée par de nouveaux mouvements citoyens qui innovent dans leurs manières de mobiliser les foules, par la musique notamment. Leur activisme dessine un nouvel horizon des possibles de l’action citoyenne au Sud du Sahara, une méfiance vis-à-vis des vieux systèmes de partis et une nouvelle forme de vigilance civique – l’exigence du respect de la constitution, du nombre de mandats et du calendrier électoral étant au cœur des luttes.

Fruit de plusieurs années d’enquêtes de terrain, ce colloque clôt le programme de recherche du Joint African Studies Program (JASP) entre l’Université Columbia, la Sorbonne et Sciences Po sur « Les arts de la citoyenneté en Afrique ». Sur le même modèle que la conférence qui s’était tenue à Abidjan en juin 2014, il entend fournir un espace de débat entre chercheurs, artistes et activistes de la société civile sur la « politique de la rue » et les défis de la citoyenneté qui se posent aujourd’hui aux sociétés d’Afrique et d’ailleurs.

LUNDI 21 NOVEMBRE

9H Introduction : Politique de la rue-cratie

Par Richard Banégas (Sciences Po-CERI), Mamadou Diouf (Columbia University-IAS) & Thomas Fouquet (CNRS-IMAf)

9H30 / 11H  Table ronde : Le pouvoir de la rue, expériences ouest-africaines

Sam’s K le Jah (Artiste et cofondateur du Balai citoyen, Burkina Faso), Serge Bayala (Balai citoyen & Cadre 2h pour nous/2h pour l’Afrique, Burkina Faso), Fou Malade (Artiste, Y en a marre, Sénégal)

Discutants : Habibou Fofana (Université de Ouagadougou), Etienne Smith (Chaire d’Etudes africaines, EGE-Rabat), Johanna Siméant (Université Paris 1-CESSP)

Modérateur : Thomas Fouquet (CNRS-IMAf)

11H15 / 13H Table ronde : Résistances autoritaires en Afrique centrale et des Grands Lacs

Valsero (Artiste, Cameroun), Lexxus Légal (Artiste, RDC), Mahamat Zene Cherif (Camojet, Tchad), Soraya Aziz Souleymane (Lucha, RDC), Marc Ona Essingui (Ça suffit comme ça, Gabon)

Discutants : Fred Eboko (IRD-CEPED) ; Camille Dugrand (Université des Antilles-IMAf) ; Sandrine Perrot (Sciences Po-CERI)

Modératrice : Marie Brossier (Université Laval)

14H00 / 15H30 La “Seconde indépendance” en question. Nouvelles pratiques et nouveaux langages ?

Conférence de Mamadou Diouf (Columbia University, IAS)

15H30 / 17H De la violence : insurrections civiques, engagement armé & répression politique

Florence Brisset-Foucault (Université Paris 1 – IMAf) ; Vincent Bonnecase (CNRS-LAM) ; Marielle Debos (Université Paris Ouest)

Discutants : Floribert Anzuluni (Filimbi RDC), Trésor Nzila (Tournons la page, Congo-B), Nadjo Kaïna (Iyna, Tchad)

MARDI 22 NOVEMBRE

9H30 / 11H De l’émancipation.

Conférence d’Achille Mbembe (University of Witswatesrand, Johannesburg)

11H / 13h Table ronde : Narrations de l’histoire et imaginations du futur

Kajeem (Côte d’Ivoire), Fadel Baro (Y en a marre, Sénégal, sous réserve) Serge Bayala (Balai citoyen, Burkina Faso)

Greg Mann (Columbia), Armando Cutolo (Université de Sienne), Didier Nativel (Université Paris Diderot), Odile Goerg (Université Paris Diderot-CESSMA)

Modératrice : Séverine Awenengo Dalberto (CNRS-IMAf)

14H30 / 17H Projection du film « Une révolution africaine »

En présence des réalisateurs Boubacar Sangaré et Ismaël Compaoré (Ciné droits libres, Génération Film Collectif), et de certains des « acteurs » : Sams’K le Jah, Serge Bayala.

Discutants : Cheikh MC (artiste, Comores), Ewlade Leblade (artiste, Mauritanie)

Le 22 novembre concert à Canal 93 à Bobigny.

Lexxus Legal invite Valsero

Kajeem invite Sam’s K le Jah & Billy Billy

Pour clôturer son weekend sur la thématique des vigilances citoyennes, Africolor s’associe au JASP et à Sciences Po en invitant les rappeurs engagés dans ces mouvements citoyens sur la scène de Canal 93. Lexxus Legal offre un rap inspiré par le groupe américain Public Enemy et invite pour l’occasion Valsero, auteur camerounais d’hymnes revendicateurs pour la jeunesse de son pays. Kajeem, artiste incontournable de la scène ivoirienne, partage la scène avec deux artistes qui usent de leur rap comme une arme pour éveiller les consciences africaines : Sam’s K le Jah et Billy Billy.

 

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CONCOURS pour le 19/11 ET le 22/11:

2×2 places pour le 19 novembre au Tamanoir – Gennevilliers et 2X2 places pour le 22 à Canal 93 – Bobigny (merci de préciser la date):

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2) Participe au concours :

 

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