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PODCAST 32 BY MARZATTACK

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C’est le rendez-vous habituel de chaque fin de mois pour découvrir des artistes talentueux. Ce mois-ci, c’est avec le duo de parisiens Marzattack, que nous continuons notre concept : 1 mois, 1 DJset, 1 interview. Enjoy !

Salut MarzAttack ! Pouvez-vous vous présenter pour nos lecteurs, quand vous avez démarré, votre parcours..?

Hello Beat à l’Air !
Nous, c’est MarzAttack, deux frères qui ont commencé la musique dans leur chambre. On a commencé avec le hip-hop, on était fans de scratch (on l’est toujours d’ailleurs) et on espérait sérieusement participer aux DMC (compétition de scratch). Après réflexion, on s’est dit qu’on était un peu en retard par rapport à A-Trak, qui, lui, les avait gagnés à 15 ans. A cette époque, on devait en avoir 15 et 18 chacun et on n’écoutait absolument pas de musique électronique, c’était de la musique de vendu pour nous, le côté obscur de la Force ! Petit à petit, on s’y est mis naturellement, on a commencé par acheter des vinyles du label Institubes (on les avait tous) et aussi pris des cours de MAO au conservatoire pendant 2 ans, puis on a préféré continuer de notre côté !

Ça fait environ 3 ans maintenant que le projet MarzAttack est lancé !

 

Comment en êtes-vous arrivés à écouter et produire de l’électro alors que vous aviez un parcours plus « académique » ?

Comme précisé dans la première question, on crachait pas mal sur la musique électronique. On vient tous les deux d’une formation classique (piano pour l’un, saxophone pour l’autre) avec un goût prononcé pour le hip-hop. On ne pourrait même pas dire quand la transition vers la musique électronique a eu lieu. Peut-être parce qu’on savait qu’on ne serait jamais champions aux DMC, il fallait bien qu’on se tourne vers autre chose, ah ah !

 

Dans la production, il y en a plutôt un sur la ligne de drum et l’autre sur la mélodie, ou c’est selon l’inspiration de chacun ?

Pour la méthode de production, il n’y a pas vraiment de règle ! On a déjà essayé d’instaurer des méthodes de production mais ça n’a jamais marché pour nous. Il ne faut pas oublier qu’on est frères, on monte vite au créneau ensemble ! Chacun commence de son côté, et une fois qu’il y a quelque chose d’exploitable, on essaye de se réunir pour finir le morceau ensemble. Du coup, on touche un peu à tout même si June est nul en mélodie et Helek en rythmique !

 

Déjà 2 EPs de sortis, ça se passe comment pour signer sur un label ? c’est plutôt eux qui sont venus vous chercher, ou vous avez envoyé des morceaux un peu partout ?

Même 3 Eps ! Il n’y a pas vraiment de règle pour entrer dans un label. De notre côté, ça a été assez simple puisqu’un gars du label connaissait déjà MarzAttack ; par la suite on a été mis en contact via un ami en commun. On a eu de la chance que ça nous tombe dessus, ça nous a permis d’avoir une meilleure visibilité et surtout de nous motiver encore plus ! C’est pas forcément évident d’associer études, travail et musique, et avoir un label nous a permis de structurer un peu tout ça et d’être pris en charge  !

 

Plutôt une préférence à rester au chaud au studio ou pour la scène ?

La scène ! On adore composer mais on a besoin d’un retour direct avec le public. C’est magique de pouvoir jouer ses propres morceaux et de voir des personnes danser dessus. Il y a une énergie folle sur scène que tu ne retrouves pas ailleurs.

 

On ne sait plus où donner de la tête pour sortir à Paris, vous pensez que cela fait partie d’un cycle qui va se finir dans quelques années, ou que cette culture s’est inscrite dans le paysage parisien ?

Paris a longtemps été critiquée en terme de vie nocturne par rapport aux autres capitales européennes.
On trouve qu’on se défend pas mal et qu’on a une place bien méritée sur le podium : Le Weather, Concrete, les soirées Beat à l’Air, que demander de plus ! Ce qui est cool, c’est que Paris ne reste pas intra-muros, les clubs s’exportent en dehors de la capitale, se renouvellent et on a la chance d’avoir des line-up toujours plus fous.
Je pense qu’on est bien parti pour que Paris devienne une référence en terme de tourisme nocturne pour la musique électronique.

 

Un morceau qui vous trotte dans la tête en ce moment ?

En ce moment, June écoute de la G-Funk, et se masturbe souvent sur “It’s Friday Night (Just Got Paid)  de DBA Flip”, un morceau de 1996 qui respire le bon Old School.
Helek est plus à faire du CrossFit sur des classiques funk et beaucoup sur les mixes de Jeremy Underground.

 

Des projets en cours ou programmés prochainement ?

On a un remix qui sort fin 2015 sur 96 Musique, on prépare un nouvel EP patate qui verra le jour avant cet été et des mixtapes toutes fraîches, parfaites pour ta ligne.

 

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