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[REPORT] Refraktion #8 – Glazart – Mondkopf, Behzad & Amarou..

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Dans la famille des clubs parisiens, je demande, le frère : sans prise de tête et toujours en train d’écouter ce qui nous fera kiffer dans les mois à venir, il te tend ses playlists en proclamant d’un air supérieur – qui énerve mais impose le respect : “tiens écoute ça, tu vas voir ça va cartonner”. Glaz’ c’est un peu ça. Une prog qui désarçonne, s’apprivoise et finalement t’emporte sans avoir jamais douté d’elle-même. Retour sur la Refraktion, huitième édition d’une soirée qui sent bon les boum boum.

Behzad & Amarou

Behzad & Amarou

Pour les malheureux qui ne le connaissent pas encore, Glazart c’est 150m2 de bonheur et un dancefloor qui réussit l’exploit de ménager avec brio espace et solitude. On danse parmi la foule mais sans passer son temps à se prendre des coups de coudes dans les côtes – et franchement, c’est plutôt cool. C’est aussi l’un des meilleurs chill out des clubs parisiens – envahi par la végétation où s’écoule tranquillement une fontaine – entouré d’une palissade en bois digne des plus belles dunes de la côte sauvage. Pas de tri à l’entrée – et de toute façon, l’emplacement du club s’en est chargé. En effet, peu de chance de se retrouver à Glaz’ par hasard. Ceux qui ont fait le voyage sont des convaincus et l’ambiance en bénéficie très clairement. Pas de baston, pas de relous, pas de parade. Ici, on vient pour le son.

Côté atmosphère, c’est un peu la cave de ton immeuble ou le parking de ton centre commercial qui s’est pris pour un club. Montée sur les restes d’une gare routière Eurolines, la salle dégage un parfum indu old school qui réjouit les aficionados du folklore underground.

Chill out principal

Chill out principal

C’est dans ce contexte que nous avons débarqué au milieu du premier passage des poulains les plus singuliers de la Concrete – j’ai nommé Behzad et Amarou. Deux ovnis techno, désormais bien connus de la scène parisienne, aux lignes de basses insolentes qui prennent un malin plaisir à te faire oublier tes pas favoris. “Putain mais comment on bouge là-dessus ?” C’est peut-être ça leur secret. Insuffler à leur public la force de se réinventer à chaque morceau. Leur offrir l’énergie nécessaire à la déconstruction perpétuelle de corps trop éduqués. Pas facile de trouver son rythme au sein de ces cadences saccadées. Mais quand ça prend – c’est juste le feu.

S’en sont suivies les envolées synthétiques de Pangaea qui malgré quelques soucis techniques a quand même réussi à produire le meilleur enchaînement de la soirée. Une bonne quarantaine de minutes en milieu de set qui nous a juste ravagé les oreilles. Le genre de moment où tu te demandes si tu vas réussir à aller fumer ta clope un jour.

REFRAKTION, Beat à l'air

Et puis, sur les coups de trois heures, c’est la machine à basses Mondkopf qui a pris les commandes. Après un début un peu brouillon mais révélateur de l’énergie débordante du jeune producteur, le set a trouvé son rythme d’anti-croisière et la température de la salle a littéralement doublé. Les fronts qui gouttent, le sol qui glisse, les genoux qui cavalent dans les marches d’un escalier imaginaire dont chaque reprise rend la destination plus incertaine – tout était réuni pour que les corps se diffusent dans un véritable maelström hypnotique.

REFRAKTION, Beat à l'air

S’il fallait trouver un point négatif, on pourrait reprocher une entrée un peu élevée en comparaison des tarifs habituels et de la concurrence ce soir là. Mais bon, c’est vraiment pour chercher la petite bête.

Finalement, après cinq heures de danse effrénée, c’est les jambes lourdes et le coeur léger que nous nous sommes dirigés vers la sortie – convaincus d’avoir, une fois encore, bien fait de céder aux sirènes de la nouvelle nuit parisienne.

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