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November Podcast By Tomas More

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Tomas More Beat à l'air

C’est le rendez-vous habituel de chaque 21 du mois pour découvrir de nouveaux artistes talentueux.

C’est avec Tomas More que nous continuons notre concept 1mois, 1dj, 1 interview.

Enjoy !

 

Beat à l’air : Salut Tomas MORE, merci de répondre à nos questions ! Première question plutôt classique, peux-tu te présenter pour les lecteurs qui ne te connaitraient pas encore ?

Tomas More : Je suis dj et producteur de musique électronique, j’ai 27 ans, je fais partie du collectif parisien Get The Curse et j’ai sorti des disques sur des labels comme Items&Things, My Favorite Robot, Kill The Dj, Correspondant et bien sûr Get The Curse.

 

BAL : Tu as fais tes premier pas dans le monde de la musique électronique à Londres, peux tu nous parler de l’évolution cette ville pour la musique ?

TM : J’écoute de la musique électronique depuis mon adolescence, mais oui mon implication a proprement parlé dans cette “scène” a commencé en 2007 à Londres, où j’ai rencontré un certain Danton Eeprom et géré le label Fondation à ses côtés pendant trois bonnes années. J’ai commencé à jouer dans des clubs au cours de nos résidences au T Bar et au Rex. J’y ai rencontré un tas de gens, vus beaucoup de djs jouer et noué des liens avec certains producteurs que j’admirais. C’est vraiment ce qui m’a mis le pied à l’étrier.

Londres a toujours été une ville fascinante dans son rapport à la musique. Comme à Berlin il y a beaucoup d’espaces et des lieux improbables y sont souvent investis pour organiser des soirées, la club culture y est impressionnante. La musique électronique et les clubs font vraiment partie de l’histoire culturelle officielle, les médias en parlent, “club” n’est pas un mot vulgaire en Angleterre. Et puis les anglais sont les meilleurs en ce qui concerne la structuration des scènes musicales : tous les blogs qui comptent, les labels à la mode, les journalistes influents, les grosses agences de booking et de promotion sont anglaises. Ils sont très forts pour ça et ça dynamise énormément leur scène.

 

BAL : Get The Curse, c’est d’abord un blog puis par la suite un label, comment avez vous décidez de passer de l’un à l’autre? Pourquoi?

TM : J’ai connu Get The Curse en rencontrant Clément à Londres en 2008 (au fameux T Bar), j’ai ensuite suivi le blog et rencontré toute la bande peu de temps après en allant à paris. Mais c’est quand je m’y suis installé définitivement à Paris en 2009 que j’ai vraiment intégré le crew et participé au blog. Il a connu de très beaux jours, mais je crois qu’il s’agissait de refléter l’évolution de notre activité, nous devenions dj et producteurs, plus seulement blogueur. L’idée d’un label s’est donc imposée très naturellement. Et puis les blogs commençaient à pulluler, des séries de podcasts fleurissaient dans tous les sens, ça devenait la course aux noms, aux listes, à la quantité, ça devenait un peu moins intéressant.

 

BAL : Tu as débuté aux côtés de Danton Eeprom, es tu toujours en contact avec lui ? (Des projets..) ?

TM : Non, je ne suis plus vraiment en contact avec Danton, on a pris des chemins différents, il est resté vivre à Londres alors que moi je m’installais à Paris, ça devenait moins facile de travailler. Ca a été des années géniales pour moi, très formatrices et très drôles à la fois.

 

BAL : Comment s’est passé ta rencontre avec Troy Pierce, peux tu nous parler de votre collaboration et des prochaines sorties chez Items & Things?

TM : J’écoute la musique de Troy depuis longtemps, le premier album de Louderbach a été une influence majeure pour moi.

J’ai commencé à communiquer avec lui à la suite de la sortie de mon remix pour Danton justement (mon tout premier morceau…), j’ai entendu qu’il l’avait joué, j’étais très flatté, je lui alors écrit pour lui envoyer mes premiers morceaux, qui ont donné mon premier maxi sorti sur Resopal. On est resté en contact et je lui ai envoyé un track (“A+B”) quelques mois plus tard, il l’a beaucoup aimé, l’a fait tourner à Magda et Marc Houle et ont décidé de le sortir sur Items & Things qu’il venait de ré-activer.

Nous avons eu ensuite l’occasion de vraiment nous connaître à Paris, quand il est venu jouer. Nous sommes rapidement devenus potes, c’est quelqu’un que j’aime beaucoup et nous avons pas mal d’influences communes. On affectionne les atmosphères sombres, industrielles, quasi gothiques. On s’est donc tout naturellement dit que ce serait cool de monter un projet ensemble, on a alors décidé de commencer à faire des morceaux tous les deux. A priori c’est plutôt parti pour être mental et pas forcément dansant, j’ai super hâte de voir où ce projet va nous mener.

 

BAL : Qu’as-tu pensé de la dernière Die Nacht à Paris, et de l’évolution du collectif depuis quelques années ?

TM : Comme vous pouvez vous en douter cette soirée était dingue, le cadre était incroyable, on a quand même joué sous l’aile d’un concorde dans un hangar devant 3500 personnes !

C’était aussi la première fois que je jouais avec Troy, en ‘back to back’, et ça s’est super bien passé. On ne s’était pas du tout concerté et ça a été hyper naturel, hyper fluide. Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre et finalement on a tous les deux beaucoup aimé l’expérience. A un tel point qu’on va le refaire, la prochaine fois c’est pour le jour de l’an à l’Arma 17 à Moscou. Ca risque encore d’être très marrant.

Et puis les gars de Die Nacht trouvent toujours les lieux les plus insolites et les plus impressionnants. C’est toujours bluffant de découvrir des lieux pareils utilisés pour des fêtes dans une ville comme paris où la pratique n’est pas courante. Je crois qu’ils ont beaucoup influencé la vague de nouvelles soirées hors clubs qui ont fleuri à Paris depuis deux ans (les Cracki, 75021, BP, Blue, etc) et ont montré que c’était possible de faire des choses pareilles ici aussi. Enfin ça a contribué à démontrer une chose très importante à mes yeux : que les parisiens sont prêts à sortir du centre ville pour aller faire la fête.

Quant à leur évolution, je crois que tout le monde est d’accord, les organisateurs les premiers : Die Nacht a grossi et a fini par devenir un peu moins « alternatif » qu’au départ, la taille des salles augmentant à chaque édition, les line up devenant plus gros (au départ ce n’était quasiment que les potes), chaque soirée est devenue un mini festival à elle seule. 

Mais le but premier des Die nacht est resté le même selon moi, proposer des lieux inédits pour faire la fête à Paris.

 

BAL : Quelle était selon toi la meilleure soirée 2013 ?

TM : Concernant les soirées où j’ai joué j’en retiendrai deux : la Die Nacht 001 dont on vient de parler et Peacock Society (festival organisé par We Love Art et Savoir Faire où clément et moi avons eu la chance de faire le warm up de la grande salle intérieure avant dj Koze, Ricardo Villalobos et Richie Hawtin), deux endroits fous, deux gros souvenirs.

S’agissant de la musique, la meilleure chose que j’ai entendue cette année – et de loin – c’est le set de dj Traxx à l’anniversaire de Phonographe au Batofar il y a quelques semaines. Grosse claque. C’est très rare d’entendre quelqu’un proposer un univers si singulier, si immersif, particulièrement en dj set.

Deuxième souvenir musical, la soirée In Paradisum au Trabendo avec Basic House (le boss du très bon label Opal Tapes) dont le live est très intéressant, avec mention spéciale à la performance assez troublante de Oneothrix Point Never.

 

BAL : As tu un club ou préfères mixer ?

TM : Le club où je me sens le plus à l’aise c’est le Rex, sans conteste. Sinon j’ai pris mon pied à jouer dans la room 1 de Fabric à Londres un dimanche soir, sensations de ouf. Charada à Madrid est aussi un club spécial pour moi, micro club hyper chaleureux où je me sens bien.

 

BAL : Quels sont les artistes qui t’influencent le plus dans ta musique ?

TM : Quelques labels : Cititrax, Blackest Ever Black, Nation, Magazine, Acido, Jealous God ; Quelques artistes : Traxx, Beau Wanzer, Tolouse Low Trax, Madteo, Jan Jelinek.

 Mais je dois dire qu’ai quotidien ce sont mes potes qui m’influencent le plus et avec lesquels se construit une réelle émulation : Clement (Meyer), Philippe (Low Jack), Dang Khoa (D.K dont le premier maxi sort très prochainement sur GTC).

 

BAL : Y a-t-il un organisateur ou un artiste avec qui tu voudrais collaborer dans le futur ?

TM : J’aimerais beaucoup travailler avec le producteur américain Beau Wanzer et un de mes gros fantasmes serait de faire un jour quelque chose avec Mika Vainio dont je suis fan depuis de longues années.

 

BAL : Que fais tu quand tu ne mix pas ?

TM : Je vais beaucoup au cinéma, c’est ma deuxième passion. Voir la première. J’aimerais un jour d’ailleurs lier cinéma (ou image en tout cas) et musique, je ne sais pas encore comment pour le moment, mais j’espère pouvoir trouver la bonne formule un jour.

J’écoute évidemment beaucoup de musique, de la musique classique (religieuse même parfois), du hip hop, de la musique « expérimentale », du post punk, du jazz. J’écoute beaucoup la radio aussi.

Sinon je traîne dans le 11ème arrondissement avec mes potes et j’essaie de produire des tracks de temps en temps quand même !

 

BAL : Que peut-on te souhaiter pour tes prochains projets ?

TM : Je pense lancer un side project pour l’année prochaine. Quelque chose de plus industriel, de plus brut. Je suis en train de bosser dessus en ce moment et j’en ferai un maxi dès que j’y trouve une forme de cohérence et des tracks qui vont bien ensemble.

Sinon ça sera certainement l’année des collaborations, je vous ai parlé de ce projet avec Troy mais je commence aussi à bosser sur des tracks avec Magda, on vient tout juste de lancer l’idée et de poser quelques bases, mais je pense que vous entendrez plus parler l’année prochaine. Je pense que ça sera des drum tracks très club, on verra. Je compte bien relancer le projet de morceaux avec Clement aussi, certainement pour 2014 aussi.

Je prépare un morceau pour une compil Get The Curse que l’on prépare pour début 2014 et pas mal d’autres choses dont je ne peux pas dire grand chose pour le moment.

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